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PARIS HAUTE COUTURE

La fashion week de Paris a commencé calmement et sérieusement, sans précipitations ni excitations, comme si elle ne s’est jamais arrêtée. Une vie de tous les jours de la capitale semble être empreinte de la mode d’une façon tellement naturelle que le défilement des show de printemps-été-hiver se fond avec les soldes entre les défilés et unit les saisons entre elles. Comme si la mode elle-même avait fait un tour avant de renaître à nouveau sur les podiums.

Le défilé de XUAN était splendide et raffiné. Le choix du podium, un beau pavillon blanc, s’est avéré très réussi. Le dessin de la mode a commencé par des écritures sculptées monochromes pour se transformer en suite en beau bouquet de couleurs. C’était une belle palette élaborée avec des touches colorées prononcées. Tous les modèles étaient sensuels et tendres comme une belle aurore. Des silhouettes sculptées en accord avec des georgettes stylisées en fourrure de renard, faites avec des bouts de cuir et de soie. Il y avait beaucoup d’organza, d’atlas et de chiffon solide. Les chapeaux étaient magnifiques, très hypertrophiés et sobres qui élongeaient  des silhouettes déjà élancées. Le public se sentait dans un ouragan de sentiments, suspendu dans un air condensé et éphémère en même temps.

 

Le défilé de A.F.VANDEVORST présentait une autre atmosphère. L’esprit éclectique,  un peu underground faisait penser au Paris moderne et riche, un mix de cultures de rue et de richesse bourgeoise. On y voyait des combinaisons entre les matières de luxe et du plastique, des éléments en tricotage et des combinaisons en latex, du cuir avec du velours, des modèles military avec des détails largement brodés, tout cela étant couronné par des sacs en plastique portés comme des couvre-chefs.

 A.F.VANDEVORST nous a fait refléchir à propos du comment et du pourquoi dans les vêtements et les accessoires. Le personnage en latex noir et la veste sur la tête est devenu le hit du défilé. Également les chaussures stylisées de la saison précédente se sont transformées avec des matériaux flamboyants. Les bottes en cuir du python jaune ont enflammés les regards.

 

MAURIZIO GALANTE, le maître indéniable dans les présentations en 3D et des silhouettes exquises, a pris l’estafette du marathon de la mode. Ses modèles sont si attractifs que le public reste sous le charme de ses œuvres sculptées, cette fois-ci inspirés par des dragons.

Les images crées par le couturier faisaient imaginer que ses robes et vestes, sortis de la colonne vertébrale du dragon, vont commencer à bouger à son tour et se transformer en nouvelles créatures incroyables. De la magie pure !

 

Le défilé de GALIA LAHAV est apparu comme une belle fleur exotique parmi les présentations finales.

La collection « Grenier magique» nous a montré le meilleur que puisse avoir une femme moderne dans sa garde robe. Le couturier joue avec des styles en les mélangeant à son propre gré. Chaque modèle porte des éléments de soirée et de tous les jours, le cuir est combiné avec de la broderie, les pyjamas sont mélangés avec des robes de cocktail, des pantalons en cuir sont arrangés avec des finissions en soie Dévorée. Les robes sont incroyablement intrigantes, avec des silhouettes longues faites de chiffon délavé et atlas, ou des robes en tube en cuir brodées avec des paillettes pétillantes. Tout cela présente une jeune femme moderne et énergique, qui sait apprécier des choses luxueuses et aime posséder des artefacts prestigieux.

Texte Konstantin Tomilov

Photos @Adrian Ganzer

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